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Le sud-ouest de l’océan Indien abrite une biodiversité exceptionnelle et figure parmi les 36 hotspots mondiaux de biodiversité. En 2022, la COP15 a adopté le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, appelant notamment les entreprises à mieux évaluer leurs impacts et leurs dépendances vis-à-vis de la biodiversité.
Dans ce contexte, plusieurs initiatives ont émergé afin de renforcer l’engagement du secteur privé, à l’image du projet Business for Biodiversity (B4B), porté par Cap Business Océan Indien, dans le cadre du programme Varuna, mis en œuvre par Expertise France et financé par l’Agence Française de Développement. Ce projet vise à renforcer les capacités des entreprises afin de mieux comprendre leurs impacts et dépendances à la biodiversité et d’intégrer ces enjeux dans leurs processus décisionnels.
C’est dans ce cadre qu’a été réalisée la présente étude, consacrée aux secteurs de l’agriculture et du tourisme dans les six territoires de la région : Madagascar, Union des Comores, Mayotte, Maurice, La Réunion et Seychelles. L’analyse a été menée à deux niveaux : une approche sectorielle régionale et une étude appliquée à un échantillon d’entreprises volontaires.
Pour caractériser les impacts, la méthodologie retenue repose sur l’analyse des pressions exercées sur la biodiversité, en mobilisant quatre des cinq facteurs directs de perte de biodiversité définis par l’IPBES, à l’exclusion des changements climatiques. L’évaluation des dépendances s’appuie quant à elle sur le cadre des services écosystémiques. Le modèle DPSIR a été adapté aux spécificités des deux secteurs étudiés. Enfin, l’approche pilote menée auprès des entreprises s’est fondée sur une méthodologie flexible, inspirée de l’approche LEAP développée par la TNFD.
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