La biomasse constitue une ressource stratégique au cœur des politiques d’économie circulaire des pays du sud-ouest de l’océan Indien. Elle est appelée à jouer un rôle majeur dans le développement de filières de produits et de matériaux biosourcés dans plusieurs secteurs, en favorisant la création de boucles circulaires locales – voire régionales – et l’émergence de nouvelles chaînes de valeur.
L’enjeu principal consiste à accroître significativement les volumes mobilisables, tout en garantissant une gestion durable des écosystèmes. Cela suppose également de mieux articuler et diversifier les usages de la biomasse afin d’en optimiser la valorisation.
Cependant, l’utilisation des biomasses peut générer des situations de concurrence, notamment lorsque la demande, tirée par des usages multiples, dépasse l’offre disponible ou lorsque des contraintes de gestion, de collecte ou de stockage se posent. Dans les îles de la région, ces difficultés sont accentuées par plusieurs facteurs : les volumes contraignants l’économie d’échelle, les coûts élevés, l’absence d’infrastructures adaptées pour traiter les volumes les plus faibles ; les contraintes de connectivité entre les îles, en particulier maritimes ; le manque d’activités de recherche et développement coordonnées à l’échelle régionale ; ainsi que la nécessité de mettre en place des réformes et des cadres réglementaires favorables et harmonisés.
Le défi est désormais d’orienter les investissements vers des outils productifs adaptés, capables de concilier les objectifs de croissance économique et d’amélioration du niveau de vie avec les impératifs de lutte contre les crises environnementale et climatique.