Les îles du sud-ouest de l’océan Indien figurent parmi les régions les plus exposées aux impacts du changement climatique : cyclones, inondations, sécheresse, érosion côtière. Ces pressions pèsent directement sur les piliers économiques (agriculture, pêche, tourisme, énergie) et menacent des milliers d’emplois.
Le secteur privé, en première ligne face à ces menaces, peut devenir un acteur clé de la résilience territoriale en s’appuyant sur un type de solutions fondées sur la nature : les adaptations basées sur les écosystèmes (EbA). Ces solutions consistent à utiliser les services rendus par la nature (forêts, mangroves, récifs coralliens, zones humides) afin de réduire les risques climatiques tout en soutenant le développement économique.
Concrètement, il s’agit de protéger, restaurer ou gérer durablement les milieux naturels afin de limiter l’exposition aux aléas climatiques, tout en générant des bénéfices sociaux, économiques et environnementaux. Cette approche offre des solutions efficaces, souvent plus durables et plus abordables que certaines infrastructures artificielles (digues, murs de protection, etc.), tout en contribuant à préserver le capital naturel des territoires.
L’EbA constitue ainsi un levier stratégique pour concilier, d’une part, la compétitivité et la résilience des entreprises et, d’autre part, la préservation des écosystèmes dont dépend le développement des territoires.
Le projet « Renforcement de l’engagement du secteur privé dans l’Adaptation basée sur les Écosystèmes (EbA) » vise à sensibiliser et accompagner les entreprises et les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) du réseau de Cap Business Océan Indien face aux défis posés par le changement climatique en s’appuyant sur la biodiversité et le renforcement des capacités locales.
Le projet comprend :
- La réalisation d’un état des lieux régional du niveau d’engagement du secteur privé en matière d’EbA.
- Le déploiement d’un programme de renforcement des capacités destiné à dix entreprises pilotes et aux chambres de commerces et d’industrie.
- La création d’un réseau régional Science-Business, facilitant la collaboration entre chercheurs et secteur privé.
- L’accompagnement aux chambres de commerce dans l’élaboration de plans d’action EbA.
- La mobilisation régionale via des événements structurants.
À travers ce projet, Cap Business Océan Indien agit également comme facilitateur régional, reliant acteurs économiques, institutions publiques, partenaires techniques et financiers pour intégrer l’adaptation fondée sur les écosystèmes dans les pratiques du secteur privé.
- Finalisation d’une étude régionale sur l’EbA, qui dresse un état des lieux des pratiques actuelles et analyse le niveau d’engagement du secteur privé dans l’EbA.
- Mise en place du Science-Business Network pour faciliter la collaboration entre chercheurs et entreprises et favoriser l’innovation durable dans la région.
- Mise en œuvre d’un programme de formation EbA à l’intention de 10 entreprises pilotes de la région et de 4 chambres de commerce et d’industrie, incluant un accompagnement pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action EbA.
- Organisation d’une conférence régionale The Move – Biodiversité, réunissant une centaine de participants, autour du thème « Exploring Finance and Action for Private Sector engagement in Ecosystem-based Adaptation ».
À propos de CEPF
Le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) est une initiative conjointe de l’Agence Française de Développement (AFD), Conservation International, l’Union européenne (EU), la Fondation Hans Wilsdorf, le Fonds pour l’Environnement Mondial, le gouvernement du Canada, le gouvernement du Japon, et la Banque mondiale. Son objectif fondamental est de garantir que la société civile est engagée dans la conservation de la biodiversité.
Grâce au financement du Fonds Vert pour le Climat (GCF) par l’intermédiaire de l’AFD en tant qu’entité accréditée pour le GCF, et de l’UE par l’intermédiaire de l’AFD en tant qu’;agent fiduciaire, le CEPF a établi et gère un programme de 10 ans d’un montant de 50 millions de dollar américain de soutien aux organisations de la société civile pour promouvoir l’adaptation fondée sur les écosystèmes dans le hotspot de biodiversité de Madagascar et des îles de l’océan Indien. Madagascar reçoit un soutien supplémentaire de la Fondation Franklinia pour la conservation des arbres menacés de Madagascar.
Placées sous l’égide des ministères de l’Environnement aux Comores, de l’Environnement et du Développement Durable à Madagascar, des Finances, de la Planification Économique et du Développement à Maurice, ainsi que de l’Agriculture, du Changement climatique et de l’Environnement aux Seychelles, les activités du programme sont mises en œuvre aux Comores, à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles.
Mécanisme de plainte – Projet CEPF
Dans le cadre du projet CEPF, tout bénéficiaire, partenaire ou citoyen peut soumettre une plainte ou préoccupation liée aux activités du projet par e-mail : cepf@capbusiness.io ou via le formulaire en ligne disponible : ici. Les plaintes sont transmises sous 15 jours au CEPF et au RIT (équipe régionale), accompagnées d’une réponse proposée. Si la réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez contacter le RIT, dont le consortium est dirigé par l’UICN NL : mail@iucn.nl ou saisir la hotline éthique CEPF/CI via la ligne gratuite +1-866-294-8674 et via ce portail sécurisé. Et, en dernier recours, les mécanismes de réclamation de l’AFD : reclamation@afd.fr et Fonds Vert pour le Climat : irm@gcfund.org.